Nous avons rencontré M.Jean luc AZZARO.

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Tout d’abord pour ceux qui ne le connaissent pas encore, nous avons rencontré M.jean-luc AZZARO, figure et pionner de la distribution automobile d’occasion dans les années 80 Personnage chaleureux et convivial, aujourd’hui âgé de 52 ans. Ensemble nous avons retracé son parcours assez hors norme.

Dans les années 1980, ce fils de concessionnaire de la région Parisienne étudiait dans la région de New York. Il poursuivait ses études avec une jeune américaine. Ce jeune Frenchy, d’origine Italienne, passionné d’automobile nous raconte ce qui suit:

- Quelle fût vos premières impressions en foulant la terre Américaine?

JL.A «Dès les premiers instants, j’ai compris que plus rien ne serait comme avant. En sortant de l’aéroport, le choc ! j’avais passé toute mon enfance dans la ville de Palaiseau, le fait le plus marquant arrivé à destination fût le bruit, puis toute cette agitation humaine et j’ai senti tout de suite que tout était possible»

- pouvez vous nous expliquer votre premier contact avec les concessionnaires locaux?

JL.A « Dans la première semaine, je me suis rendu chez un concessionnaire GM car nous distribuions à Palaiseau la marque OPEL, j’ai pris des documentations sur les modèles et un vendeur très avenant m’a accosté. Nous avons commencé à discuter du métier, j’étais curieux de savoir comment à New York on distribuait les automobiles. Le vendeur, patient, a abordé différents sujets sur les habitudes de consommation de ses congénères«

- Quelles différences notables pouvaient y avoir entre les concessionnaires Français et Américain?

JL.A «Je vous rappelle que nous étions dans les années 80, les différences étaient énormes, j’avais l’impression d’avoir été propulsé par une machine à avancer dans le temps. Le plus remarquable c’était que les consommateurs se voyaient proposer un choix de véhicules disponibles, et ceci, pour la plupart des modèles. On achetait un véhicule et 15 mn plus tard, on pouvait partir avec. Les automobiles se vendaient à crédit : une facilité déconcertante de déposer son ancien véhicule et de repartir avec une voiture neuve»

- Combien de temps êtes vous resté aux Etats-Unis ?

JL.A « j’y suis resté 18 mois, l’air du pays me manquait, on se réunissait entre Francophones, puis j’ai eu un flash : pourquoi rechercher ici ce que j’avais en France ?

Alors je suis repartis avec ma première américaine, une corvette 305 California »

- En quelque sorte ce fût vos premiers pas dans le domaine du véhicule d’occasion hors normes ?

JL.A « Oui, dans un premier temps, je l’avais ramené comme un trophée, plutôt un souvenir, mais très vite j’ai compris l’intérêt qu’elle suscitait en terme d’image et de convoitise. Les propositions d’achats affluaient de toutes parts.

J’ai roulé quasiment 12 mois en ww garage, je rencontrais une farouche résistance pour obtenir l’homologation et pour l’histoire, j’ai eu la visite à plusieurs reprises des service des douanes, un vrai chemin de croix pour obtenir la Francisation»

- Vous avez réitéré votre exploit dans une version lucrative, pouvez vous nous le détailler ?

JL.A« Aux U.S.A les occasions se bradaient pour pas grand chose, en France nous étions à l’âge de pierre, aucun confort chez les constructeurs généralistes, pas de climatisation, pas de rétroviseur à droite, pas de radio et même pas de direction assistée, alors vous pensez que j’offrais un nouveau service et que j’avais bien l’intention de ne pas en rester là. Les marges pouvant être dégagées auraient sidéré les investisseurs les plus gourmands, j’ai fait venir 5 véhicules des états Unis, malgré les incertitudes qui planaient sur les homologations »

- Quelle bilan vous avez tiré de cette opération d’importation?

JL.A «Une très bonne expérience, prometteuse mais jonchée d’obstacles administratifs, si cela n’avait pas été aussi compliqué à l’époque, je me serai sûrement engouffré dans cette “niche” de distribution. Malheureusement, le quotidien le dessus,

D’un point de vu de la rentabilité, on ne pouvait pas espérer mieux. Le problème venait de l’incertitude de la DRIRE pour la francisation»

- Vous commercez encore avec l’étranger?

JL.A « Oui, je suis bien entouré. J’ai, pendant toutes ces années, établi des liens dans le monde entier, mais mes origines italiennes m’ont forcement conduit sur la route de mes ancêtres, je me sens plus proche de l’idée de la distribution automobile Italienne extrêmement réactive. Ils tranchent de manière limpide. C’est oui ou non sans des “peut être”, nous avons exploré le marché Espagnol qui se remet de la crise. Aujourd’hui les produits ont tendance à remonter à la hausse et nous explorons d’autres marchés Européens »

- Vous êtes aujourd’hui dans une phase de transition, vous implantez dès la fin de l’année un réseau réservé aux professionnels, via quel support ?

JL.A « Nous sommes toujours dans l’interrogation, notre approvisionnement est rapide et s’écoule de manière quasi instantanée, la confiance est le maître mot de notre affaire, nous collaborons avec des grandes enseignes françaises de distribution privée. Les automobiles sont expertisées par nos collaborateurs à l’étranger, ils nous arrivent de prendre des lots de plus de 300 véhicules, ensuite nous nous chargeons de les redistribuer à nos acheteurs habituels. Nous avions pensé élargir notre réseau mais la difficulté réside en plusieurs points, le premier vient du fait que les automobiles ne sont pas visibles car nous les faisont livrer directement chez l’acquéreur, c’est limpide et cela évite les problèmes de CG ou COC, le second tient à ce que les professionnels Français ont des habitudes différentes, rares sont ceux qui achètent sans avoir vu le véhicule et c’est ce qui pourrait freiner les nouveaux adhérents potentiels, de plus nous réfléchissons à une méthode de diffusion via le net couplée avec une vidéo, mais rien n’est encore joué »

Stéphane MICALETTO

labourseauto.net


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